Serviteur de votre joie !

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Une nouvelle année…liturgique

Ce dimanche 29 novembre 2020, nous commençons une nouvelle année! Pour les catholiques l’année démarre en effet au premier dimanche de l’Avent. Quatre dimanches, nous conduirons ainsi à Noël.

Temps d’attente,  attente de la venue de Jésus à la fin des temps. Temps de veille,  veille attentive, pour être prompt à recevoir notre Sauveur, prompt aussi à repousser les attaques de l’adversaire, du démon, qui cherche à nous endormir.

Ce temps d’attente est aussi un temps de joie. La liturgie l’exprime par la couleur que portent les prêtres et les diacres lors des célébrations eucharistiques de cette période : en effet, ils revêtent l’étole et la chasuble violette, signe de l’attente et de l’appel à la conversion. Et le 3e dimanche de l’Avent, ils revêtent la couleur rose, signe de la joie que le Christ fait grandir en nous. « […]Que ma joie soit en vous pour que votre joie soit parfaite » dit Jésus (Jn 15).

Nous avons donc conclu l’année A où nous lisions plus particulièrement l’Évangile selon saint Matthieu lors des dimanches. Nous entamons l’année B qui nous feras entendre l’Évangile selon saint Marc. Savez-vous que l’Évangile selon saint Marc peut se lire en deux petites heures ?  Cela vaut la peine de le lire d’une traite.

Sur la vidéo qui suit, après un chant qui vous prépare à l’écoute de la Parole de vie, vous pourrez entendre l’évangile du 1er dimanche de l’Avent, Mc 13,33-37 :  « ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez! »

Marc 13.33–37 (TOB): 33 «Prenez garde, restez éveillés, car vous ne savez pas quand ce sera le moment. 34 C’est comme un homme qui part en voyage: il a laissé sa maison, confié à ses serviteurs l’autorité, à chacun sa tâche, et il a donné au portier l’ordre de veiller. 35 Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison va venir, le soir ou au milieu de la nuit, au chant du coq ou le matin, 36 de peur qu’il n’arrive à l’improviste et ne vous trouve en train de dormir. 37 Ce que je vous dis, je le dis à tous: veillez.»

L’Agneau Mystique de Van Eyck, comme si vous y étiez.

Sur le site CloserToVanEyck.be, vous pouvez contempler le moindre détail de l’Agneau Mystique peint par Van Eyck pour le retable qui se trouve en la cathédrale de Gent/Gand en Belgique.

L’Agneau est une figure que nous retrouvons dans plusieurs endroit de la Bible et qui a une grande force symbolique. C’est-à-dire, que lorsque l’on parle de Jésus-Christ comme l’Agneau, il y a énormément de sous-entendus théologiques, de références à des passages bibliques précis.

On peut penser notamment au livre d’Isaïe (Is 53,6-7 notamment),
au début de l’Évangile selon saint Jean (« Voici l’Agneau de Dieu » Jn 1,29.36),
ainsi qu’à plusieurs moment de cet Évangile (Jésus le bon berger (Jn 10) qui est aussi l’agneau innocent conduit à l’abattoir, à la croix (Jn 19), et l’on ne lui brisa pas les jambes (cf. Ps 33,21). Et le livre de l’Apocalypse met au centre le Christ-Agneau, debout en signe de résurrection, du côté duquel coule le sang,  pour notre vie et notre salut.
Il évoque enfin la louange que nous vivrons au ciel et déjà un peu sur la terre :

Alors j’ai vu : et j’entendis la voix d’une multitude d’anges qui entouraient le Trône, les Vivants et les Anciens ; ils étaient des myriades de myriades, par milliers de milliers. Et tous les saints, tous les anges le loue : Ils disaient d’une voix forte : « Il est digne, l’Agneau immolé, de recevoir puissance et richesse, sagesse et force, honneur, gloire et louange.» (Ap 5,11-12)

En résumé sur le symbole de l’agneau dans la Bible : site Interbible.org

 

Citations des Pères de l’Église sur la Parole de Dieu

La lecture des saintes Écritures est un pré spirituel et un paradis de délices, bien plus agréable que le paradis d’autrefois. Ce paradis, Dieu ne l’a pas planté sur la terre, mais dans les âmes des fidèles.
Saint Jean Chrysostome, 3e Homélie sur l’inscription des Actes des Apôtres;

PG 51,87 (trad. coll. Migne, n° 66, p. 13)
Considérez chaque détail de l’Ecriture ; car, en chacun, pour qui sait creuser profond, il y a un trésor ; et peut-être même que c’est là où l’on y songe le moins que se cachent les joyaux précieux des mystères.

Origène, « Homélie VIII: Le sacrifice d’Abraham », Homélies sur la Genèse, SC 7bis, Paris 1943, 162.

L’usage de l’Ecriture en son sens spirituel est une des caractéristiques principales de l’enseignement dans l’Eglise.
John Henry Newman, Essai sur le développement de la doctrine chrétienne, cité dans Origène, « Homélies sur la Genèse », SC 7bis, Paris 1943, 21.
Étudiez comme si vous deviez vivre toujours ; vivez comme si vous deviez mourir demain.
Saint Isidore de Séville, docteur de l’Eglise, source
Toute instruction vient par la lecture et la méditation. Ce que nous ignorons, en effet la lecture nous l’enseigne ; et ce que nous savons, la méditation nous le conserve.
Ce double avantage, la lecture des saintes Écritures nous le donne par excellence, soit parce qu’elle développe l’intelligence, soit parce qu’en retirant l’homme des vanités du monde, elle le conduit à l’amour de Dieu.
Saint Isidore de Séville, docteur de l’Eglise, source

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