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Parcours biblique Evangile selon saint Luc et Actes des Apôtres

Vous trouverez ci-dessous des séances d’études de l’œuvre de saint Luc, tome 1 l’évangile, tome 2 les Actes des Apôtres.

J’ai réalisé ce parcours pour un groupe d’étude biblique de la paroisse saint-Géraud d’Aurillac en 2023-2024.

Ces documents sont réutilisables et modifiables. Merci cependant de toujours citer les sources pour ne pas faire de plagiat. Toutes les citations ont leur référence bibliographique en note de bas de page et en bibliographie.

La/les vérité(s), l’Eglise et le pape, éléments de réflexion

L’Esprit de vérité, quand il viendra, il vous introduira, lui, dans la vérité tout entière.

évangile selon saint Jean chapitre 16, verset 13

Introduction

« Et Jésus dit : »

A Nicodème, Jésus dit : « Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. » Jn 3,19-21.

A la Samaritaine, Jésus dit : « Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » Jn 4,24.

A Thomas, Jésus Christ a dit : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » Jn 14,6. et plus loin, à ses disciples : « L’Esprit de vérité, quand il viendra, il vous introduira, lui, dans la vérité tout entière. » Jn 16,13.

A Pilate, Jésus dit : »« C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. » Pilate lui dit : « Qu’est-ce que la vérité ? » » Jn 18, 36

Et à moi, qu’est-ce que Jésus me dit ? Quelle vérité veut-il me révéler sur ma vie, sur sa présence et son amour pour moi? sur mes failles, sur mon péché qu’Il vient sauver?

Qu’est-ce que la vérité?

« Qu’est-ce que la vérité? » demande Pilate. Que ce sont les vérités? Y a-t-il une vérité? Pourquoi l’Église prétend-elle à ne pas faire d’erreur quant à la foi et la morale? Comment garantie-elle la fidélité à la Révélation? Qu’est-ce que l’infaillibilité de l’Église et du Pape?

« Tout se vaut »

Le relativisme ambiant dans la société française – « toute opinion se vaut », « à chacun sa vérité », « je pense ça mais j’respecte ton opinion » – rend parfois inaudible toute discussion qui parlerait de vérité. Or, ne serait-ce qu’évoquer la répulsion naturelle que chacun peut avoir du mensonge, pourrait suffire à admettre que l’on préfère la vérité. Appréciez-vous que l’on vous mente? Quelle réaction avez-vous quand votre conjoint, votre enfant ou votre collègue de travail vous ment? vous cache la vérité? Aucune vérité existe?

Ceci étant posé, il nous faut préciser ce que l’on entend par vérité, une définition et des exemples seront bienvenus.

Définitions

La consultation de l’article du CNTRL suffit à constater que le mot vérité se définit dans un grand nombre de domaine : philosophique, scientifique, théologique, morale, économique. Même la tauromachie emploie ce concept en désignant le sol de l’arène comme « terrain de vérité ».

Nous pouvons citer brièvement certaines de ces définitions :

La vérité en rapport avec la profondeur de l’existence

  • « Norme, principe de rectitude, de sagesse considéré(e) comme un idéal dans l’ordre de la pensée ou de l’action. » (définition en philosophie)
  • « Conformité d’un être ou d’un objet avec la pensée, avec son type idéal, avec la pensée divine. […] Par extension, ce qui constitue la valeur d’un être ou d’un objet, lui est essentiel et justifie son existence. » (définition en philosophie et théologie)
  • « Nature profonde d’une personne, par opposition aux apparences ou à l’idée plus ou moins juste qu’on se fait d’elle. »

La vérité en rapport avec l’objectivité

  • « Conformité de la pensée ou de son expression avec son objet. » (définition en logique) En latin : adequatio rei et intellectus.
  • « Connaissance conforme à ce qui existe ou a existé; expression de cette connaissance. » ou « Conformité d’une affirmation à la réalité. » (définition dans le langage courant)
  • « Ce qui existe indépendamment de l’esprit qui le conçoit. »
  • « Objectivité d’une personne; expression de cette objectivité »
  • « Énoncé conforme à la réalité. »

La vérité en rapport avec la subjectivité

  • « Sincérité d’une personne; expression de cette sincérité. »
  • « Honnêteté, authenticité d’une parole, d’un sentiment. »

Les vérités

  • « Paroles exprimant une opinion tenue pour fondée. »
  • « Information sûre, confirmée »

Le pape Benoit XVI a écrit en 2009 une lettre encyclique Caritas in Veritate, l’Amour dans la Vérité, sur le développement humain intégral dans l’amour et la vérité. Au premier numéro, il exprime : « Chacun trouve son bien en adhérant, pour le réaliser pleinement, au projet que Dieu a sur lui: en effet, il trouve dans ce projet sa propre vérité et c’est en adhérant à cette vérité qu’il devient libre (cf. Jn 8, 32). Défendre la vérité, la proposer avec humilité et conviction et en témoigner dans la vie sont par conséquent des formes exigeantes et irremplaçables de la charité. En effet, celle-ci « trouve sa joie dans ce qui est vrai » (1 Co 13, 6). Toute personne expérimente en elle un élan pour aimer de manière authentique: l’amour et la vérité ne l’abandonnent jamais totalement, parce qu’il s’agit là de la vocation déposée par Dieu dans le cœur et dans l’esprit de chaque homme. Jésus Christ purifie et libère de nos pauvretés humaines la recherche de l’amour et de la vérité et il nous révèle en plénitude l’initiative d’amour ainsi que le projet de la vie vraie que Dieu a préparée pour nous. Dans le Christ, l’amour dans la vérité devient le Visage de sa Personne. C’est notre vocation d’aimer nos frères dans la vérité de son dessein. Lui-même, en effet, est la Vérité (cf. Jn 14, 6). »

L’article en lien (clic) du site Mariedenazareth – qui est une vraie mine d’or – décline les réalisations, dans la vie de l’Église, du verset de saint Jean qui introduit notre article :

L’Esprit de vérité, quand il viendra, il vous introduira, lui, dans la vérité tout entière.

évangile selon saint Jean chapitre 16, verset 13

Cet article de MariedeNazareth.com pose un cadre large de la question de la vérité dans les croyances des catholiques. L’infaillibilité pontificale est un des éléments de ce cadre.

Avant d’entrer plus avant dans notre réflexion, un résumé en vidéo et en audio sur l’infaillibilité papale, afin d’avoir déjà des repères.

Vidéo de Padre Blog diffusée par KTO TV.
Podcast du Padreblog à écouter

La Révélation transmise…

Le premier élément du cadre est la notion de Révélation, révélation qui s’achève avec la mort du dernier apôtre. L’Église se veut transmetteuse de se « dépôt de la foi », de cette Révélation. Transmetteuse et interprète. L’Église n’invente jamais de nouvelles croyances, mais formule et reformule avec le langage actuel ce qui est tout entier contenu dans cette Révélation. Le texte du concile Vatican II qui éclaire cette notion de Révélation est la Constitution dogmatique sur la Révélation divine, Dei Verbum. Magnifique texte qui guide le rapport des catholiques à la Bible et à la Tradition. A lire posément ici.

Mais pour que l’Évangile fût toujours gardé intact et vivant dans l’Église, les Apôtres laissèrent pour successeurs des évêques, auxquels ils « remirent leur propre fonction d’enseignement [10] ». Cette sainte Tradition et la Sainte Écriture de l’un et l’autre Testament sont donc comme un miroir où l’Église en son cheminement terrestre contemple Dieu, dont elle reçoit tout jusqu’à ce qu’elle soit amenée à le voir face à face tel qu’il est (cf. 1 Jn 3, 2)

Dei Verbum 7

… par l’Église, authentiquement et fidèlement.

Le second élément de ce cadre de la réflexion sur la vérité est l’Église. L’Église a eu l’occasion d’exprimer la manière dont elle se définit et se reçoit de Jésus-Christ dans la Constitution Dogmatique sur l’Eglise, Lumen Gentium, lors du Concile Vatican II. Au n°25, il est question de l’enseignement des évêques et de l’infaillibilité de la transmission de la doctrine du Christ.

25. La fonction d’enseignement des évêques

Parmi les charges principales des évêques, la prédication de l’Évangile est la première [75]. Les évêques sont, en effet, les hérauts de la foi, amenant au Christ de nouveaux disciples, et les docteurs authentiques, c’est-à-dire pourvus de l’autorité du Christ, prêchant au peuple qui leur est confié la foi qui doit régler leur pensée et leur conduite, faisant rayonner cette foi sous la lumière de l’Esprit Saint, dégageant du trésor de la Révélation le neuf et l’ancien (cf. Mt 13, 52), faisant fructifier la foi, attentifs à écarter toutes les erreurs qui menacent leur troupeau (cf. 2 Tm 4, 1-4). […]

Quoique les évêques, pris un à un, ne jouissent pas de la prérogative de l’infaillibilité, cependant, lorsque, même dispersés à travers le monde, mais gardant entre eux et avec le successeur de Pierre le lien de la communion, ils s’accordent pour enseigner authentiquement qu’une doctrine concernant la foi et les mœurs s’impose de manière absolue, alors, c’est la doctrine du Christ qu’infailliblement ils expriment [76]. La chose est encore plus manifeste quand, dans le Concile œcuménique qui les rassemble, ils font, pour l’ensemble de l’Église, en matière de foi et de mœurs, acte de docteurs et de juges, aux définitions desquels il faut adhérer dans l’obéissance de la foi [77].

Cette infaillibilité, dont le divin Rédempteur a voulu pourvoir son Église pour définir la doctrine concernant la foi et les mœurs s’étend aussi loin que le dépôt lui-même de la Révélation divine à conserver saintement et à exposer fidèlement.

LG 25

Cette infaillibilité, dont le divin Rédempteur a voulu pourvoir son Église pour définir la doctrine concernant la foi et les mœurs, s’étend aussi loin que le dépôt lui-même de la Révélation divine à conserver saintement et à exposer fidèlement. De cette infaillibilité, le Pontife romain, chef du collège des évêques, jouit du fait même de sa charge quand, en tant que pasteur et docteur suprême de tous les fidèles, et chargé de confirmer ses frères dans la foi (cf. Lc 22, 32) , il proclame, par un acte définitif, un point de doctrine touchant la foi et les mœurs [78].

Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le blé. Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères. »

Evangile selon saint Luc 22,32

C’est pourquoi les définitions qu’il prononce sont dites, à juste titre, irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église, étant prononcées sous l’assistance du Saint-Esprit à lui promise en la personne de saint Pierre, n’ayant pas besoin, par conséquent, d’une approbation d’autrui, de même qu’elles ne peuvent comporter d’appel à un autre jugement. Alors, en effet, le Pontife romain ne prononce pas une sentence en tant que personne privée, mais il expose et défend la doctrine de la foi catholique [79], en tant qu’il est, à l’égard de l’Église universelle, le maître suprême en qui réside, à titre singulier, le charisme d’infaillibilité qui est celui de l’Église elle-même. L’infaillibilité promise à l’Église réside aussi dans le corps des évêques quand il exerce son magistère suprême en union avec le successeur de Pierre. À ces définitions, l’assentiment de l’Église ne peut jamais faire défaut, étant donné l’action du même Esprit Saint qui conserve et fait progresser le troupeau entier du Christ dans l’unité de la foi [80].

Lorsque le Pontife romain, ou le corps des évêques avec lui, porte une définition, ils le font conformément à la Révélation elle-même à laquelle tous doivent se tenir et se conformer, Révélation qui est transmise intégralement, sous forme écrite ou par tradition, par la succession légitime des évêques, et, avant tout, par le soin du Pontife romain lui-même ; cette Révélation à la lumière de l’Esprit de vérité est scrupuleusement conservée dans l’Église et fidèlement présentée [81]. Le Pontife romain et les évêques s’appliquent avec zèle à scruter consciencieusement et à énoncer correctement cette Révélation, dans la conscience de leur devoir et de la gravité de la chose, en ayant recours aux moyens appropriés [82] ; mais ils ne reçoivent, comme appartenant au dépôt [ndlr : cf. 1Tm 6,20; 2Tm 1,14] divin de la foi, aucune nouvelle révélation publique [83].

L’ensemble de l’enseignement sur la Révélation constitue le Magistère de l’Église.

Troisième élément du cadre de la réflexion sur l’infaillibilité, le Magistère. L’enseignement du Pape se situe dans, et en rapport, à ce Magistère.

Il se définit ainsi :

« C’est le terme théologique qui désigne la tâche d’enseignement des évêques et du pape selon la mission confiée par le Christ aux apôtres . Dans l’Église catholique, on distingue deux types de magistère : le magistère ordinaire qui porte sur l’enseignement courant et l’extraordinaire qui porte sur les définitions dogmatiques. » https://eglise.catholique.fr/glossaire/magistere/

Une vidéo de 52 min pour approfondir la notion de Magistère

L’infaillibilité pontificale

Quatrième élément du cadre de la réflexion sur l’infaillibilité, le rôle du successeur de Pierre.

Le Pape, tête et voix de l’Eglise

Lumen Gentium, nous l’avons lu plus haut, comprend l’infaillibilité du Pape comment participant de l’infaillibilité de l’Église, laquelle est conférée, pourvue, par Jésus-Christ lui-même.

Dit autrement : « Citant Hans Küng (« Pourvu seulement que le pape le veuille, il peut tout, même sans l’Église »), Jean-Pierre Torrell écrit : « Ceci est manifestement contraire à la définition elle-même et aux explications qui nous en donnent le vrai sens. Le pape ne jouit du privilège d’enseigner infailliblement la foi que dans sa relation à l’Église, comme sa tête et sa voix – non contre elle et même pas sans elle » (Jean-Pierre Torrell, « À propos de l’infaillibilité pontificale », Revue Thomiste, lxxi, 1971, p. 644). » Cité par Jean-François CHIRON, « Infaillibilité pontificale et consensus ecclesiæ : enjeux théologiques, du XVIIe au XXIe siècle », Le pontife et l’erreur, Anti-infaillibilisme catholique et romanité ecclésiale aux temps posttridentins (xviie-xxe siècles), Actes de la journée d’études de Lyon (7 mai 2009), pp.13-27, note 22.

On pourra consulter le livre à peine cité, s’il on veut entrer dans les subtilités de la question, tout en nuances et approfondissement des contextes historiques.

Domaines d’application de l’infaillibilité pontificale

L’infaillibilité pontificale concerne une vérité concernant la foi ou les mœurs.

Est infaillible celui qui n’est pas sujet à l’erreur.

Dogme défini par le Concile Vatican I, l’infaillibilité concerne dans certains cas précis le Pape en tant que pasteur de l’ensemble de l’Église catholique. Le domaine auquel s’applique cette infaillibilité est strictement circonscrit; il s’agit exclusivement de la définition de points de doctrine concernant la foi et la morale en vue d’expliciter le contenu de la Révélation. Se trouvent exclues de ce domaine, entre autre, les questions de caractère pastoral ou disciplinaire.

https://eglise.catholique.fr/glossaire/infaillibilite/

Les apparitions ou autres miracles n’entrent pas dans les domaines d’applications possibles de l’infaillibilité pontificale.

La réalité d’une apparition de la Vierge Marie n’est pas une question qui concerne le dogme de la foi.

Tout le monde sait bien que la Mère de Dieu peut apparaître et secourir ses enfants : la question qui se pose pratiquement est donc de déterminer si on peut sérieusement penser qu’elle est réellement apparue en tel ou tel lieu où certains se disent témoins de phénomènes extraordinaires.

Dans tous les cas, le jugement que l’Eglise pose en ces matières ne concerne pas la foi divine et révélée, mais il s’agit plutôt d’un jugement pastoral, pour le bien des fidèles, avec des degrés de certitude variables.

L’Eglise ne prétend pas à l’infaillibilité en ces domaines, et même lorsqu’elle s’engage fortement, après avoir jugé que les motifs de crédibilité sont très solides, chacun reste libre de croire ou de ne pas croire en conscience à la réalité des apparitions.

https://www.mariedenazareth.com/encyclopedie-mariale/les-appels-dune-mere-apparitions-mariales/les-apparitions-mariales/apparitions-sans-verdict-definitif

Infaillibilité du Pape et rôle de la conscience

Saint John Henry Newman, ancien pasteur anglican anglais, devenu catholique suite à sa réflexion sur l’histoire de la théologie chrétienne, montre comment la définition d’une infaillibilité du pape, en raison de sa fonction de vicaire du Christ et non en raison de sa propre personne ou personnalité, est gage de respect de la conscience.

Et voici pourquoi l’infaillibilité du pape ne fait nullement violence : « En droit comme en fait, l’autorité du pape repose sur l’autorité sacrée de la conscience. » [11]

https://www.mariedenazareth.com/encyclopedie-mariale/les-grands-temoins-marials/dans-les-temps-modernes-1492-1900/st-john-henry-newman-1801-1890/le-pape-newman

Conclusion

Cet article entend approcher d’une manière synthétique et particulière la question de la vérité, de l’infaillibilité de l’Église et du pape. Une approche historique s’intéresserait à l’évolution du concept et le contexte des affirmations du Magistère et des théologiens à ce sujet. Elle irait regarder le contexte et l’histoire de la rédaction des textes de Vatican I et ainsi que de Vatican II. Une approche théologique s’intéresserait au lien entre magistère, consensus et collégialité des évêques, sensus fidei (sens de la foi, du Pape avec les évêques et avec les fidèles laïcs), et synodalité.

Bible et violence

Le lecteur contemporain de la Bible pourrait buter sur la violence qu’il peut lire dans de nombreux passages bibliques, que cela soit dans l’Ancien ou dans le Nouveau Testament.

Cela ne doit pas décourager le lecteur mais aiguiser plutôt son désir de comprendre.

Quatre éléments de solutions

  • Premièrement, accepter une distance entre le texte et moi, en mesurant la distance qui sépare notre mentalité de la mentalité des anciens, nous invitant ainsi à ne pas plaquer de jugement hâtif et moralisateur sur des textes d’une époque lointaine.
  • Deuxièmement, saisir les différences dans l’approche de l’histoire. La manière de faire de l’histoire aujourd’hui n’est pas celle d’il y a cent ans et encore moins d’il y a trois mille ans. La notion d’histoire est complexe. De même la notion de vérité historique. Attention à ne pas prendre tout au pied de la lettre, dans une lecture fondamentaliste. L’autre extrême est de n’y voir que des mythes. Il y a de nombreuses nuances entre ces deux extrêmes.

Pour ces deux premiers points, je vous invite à lire cette conférence donnée par Jean-Louis Ska aux catéchistes d’Avignon en 2006 : https://www.catechese.diocese-avignon.fr/Les-enigmes-de-l-Ancien-Testament-Jean-Louis-Ska.html

  • Troisièmement, nous pouvons réaliser que la violence fait partie de toute vie humaine, la nôtre en particulier. Cette violence n’est pas cachée dans la Bible. Dieu s’y confronte. Il accepte même que les hommes lui attribue de la violence. Il patientera jusqu’à ce que Jésus-Christ lui-même subisse cette violence. Il renversera la logique humaine. « Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent » Mt 5,44
  • Quatrièmement, je vous invite à lire des articles, des essais, voire des livres, sur la question.

Extraits de Soeur Jeanne d’Arc, André Wénin et de Paul Beauchamp

Sœur Jeanne d’Arc, o.p., Chemins à travers la Bible, Desclée de Brouwer, 1993, p.44.

« Nous croyons que la Bible est tout entière inspirée. Mais cela ne veut pas dire que chaque verset contient une révélation! La confusion entre ces deux notions [inspiration et révélation, ndlr] a été la cause de beaucoup de difficultés qu’on a pu éprouver en se lançant dans une lecture de la Bible sans les bases nécessaires! On butait sur tant d’histoires scandaleuses ou de proverbes terre à terre. « Si c’est cela la Parole de Dieu! »

On aurait voulu y trouver à chaque ligne un enseignement, une leçon, au moins un modèle à contempler: quelque chose de révélé, une vérité divine.

Or la Bible contient bien des révélations fulgurantes : « Au commencement Dieu créa…3 (Gn 1,1). « Le verbe s’est fait chair… » (Jn 1,14). « Nous devenons participants de la nature divine… » (2P1,4). Mais des parties entières n’apportent qu’une lumière tamisée, ou seulement tout l’enveloppement historique, juridique, moral, sociologique, de la lumière. Elle n’est pas un condensé de vérités et de préceptes, un catéchisme énoncé de la part du Seigneur, mais tout le mémorial de ses merveilles et de la longue pédagogie. »


Wénin, A., «L’homme et Dieu face à la violence dans la Bible», Revue Projet 281 (2004) 58-59. https://www.cairn.info/revue-projet-2004-4-page-58.htm

« S’il y a tant de violence dans la Bible, c’est peut-être le signe que, dans son souci de dire Dieu et son alliance avec les humains, elle ne passe pas à côté de ce qui marque profondément l’existence humaine, individuellement et collectivement, en particulier la violence.

Mais au fond, peut-être cette image de la Bible dérange-t-elle. La question nous est en quelque sorte retournée : il ne s’agit plus de savoir pourquoi la Bible est violente, mais pourquoi nous résistons à être renvoyés par elle à la violence qui affecte la vie, la violence dont nous avons été ou sommes victimes, et celle que nous produisons, peut-être sans nous en rendre compte, celle qui nous entoure et qui nous laisse si souvent aveugles, démunis, impuissants.

La Bible n’offre pas un message « clé en main ». Elle attend des lecteurs actifs, prêts à mettre toute leur intelligence au service de l’émergence d’un sens qui soit à la fois celui du texte et le leur, individuellement et communautairement. Sur ce point, le monde chrétien aurait avantage à se mettre à l’école des Juifs et de leur pratique de la lecture, toujours dialogale, de la Bible. Chaque lecteur est responsable de faire émerger de sa confrontation avec le texte, un sens qui manquera s’il faillit à cette tâche. »


Beauchamp, P., «La violence dans la Bible», Etudes (1999) 496. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k442167b/f4.item

« Ainsi l’histoire de notre Bible va-t-elle des violences exercées du temps des juges et de Josué jusqu’à la violence extrême subie par le Messie d’Israël. Dans une première analyse; la Bible décrit cet arc de cercle entre deux contraires, mais toujours dans la violence. De la violence exercée à la violence subie, il s’agit d’un retournement, dont nous retiendrons surtout qu’il va d’un extrême à l’autre. Et c’est cela qui est la constante : l’excès. L’excès d’hostilité ne trouve de bonne réponse que dans l’excès d’amour. Ne peut-on dire qu’il y a une seule violence, une violence de perversion et une violence de conversion ? p.483.

En donnant mission à l’homme d’après le déluge, à Noé, d’être « l’effroi » des animaux, Dieu endosse en quelque sorte, entérine, notre violence. Dieu nous a accompagnés en se prêtant à l’image que nos yeux se faisaient de lui : il a pris pour les hommes restés violents le langage et l’image qu’ils pouvaient recevoir; il pratiquait cette douceur, de revêtir lui-même ainsi notre violence en attendant qu’il en soit victime dans la chair de son Fils jusqu’à la mort. Après l’image d’une force, il prenait l’image d’une faiblesse, mais ce sont deux images, alors que la vérité est ce qui nous délivre, par la traversée de l’histoire, des images contraires. Il y a des images de la violence, il y a des images de la faiblesse, mais il n’y a pas d’image de l’amour. Jésus inaugure une ère nouvelle; il nous libère. Mais insistons, pour finir, sur le caractère redoutable de cette liberté. » p.496


Quatre lectures, quatre prières: Israël, Jésus, Étienne et l’Église. Homélie du 7ème dimanche de Pâques

Ab Paul, le 28 mai 2022, Jérusalem, Institut Biblique Pontifical (Communauté Jésuite de Terre Sainte)

Statue de Saint Étienne en prière lors de sa lapidation,
Cloître du Couvent Saint-Étienne des Dominicains, Jérusalem.

Les quatre lectures bibliques de ce jour nous propose chacune une prière :

la prière d’Israël avec le Psaume,
la prière de Jésus dans l’Evangile,
la prière d’Étienne dans le livre des Actes des Apôtres,
et la prière de l’Église, dans le livre de l’Apocalypse.

Au centre de ces prières : la gloire de Dieu.

Nous allons découvrir que la gloire de Dieu dont il s’agit, c’est l’Esprit-Saint, l’Esprit de Dieu qui nous est donné par Jésus. L’Esprit qui suscite l’unité entre nous et la communion avec Dieu.

1. Prière d’Israël (Psaume 96)

« Tu es, Seigneur, le Très-Haut sur toute la terre : tu domines de haut tous les dieux. » Psaume 96

1) Le peuple qui prie avec ce psaume reconnaît la puissance de Dieu, la « divinité » du Très-Haut, sa domination sur le Cosmos et sur l’histoire des hommes.

Les Israélites se souviennent de la présence de Dieu dans la Tente de la Rencontre lors de l’Exode. Cette gloire tellement impressionnante qu’elle allait jusqu’à empêcher Moïse de rentrer dans la tente. (« La nuée couvrit la tente de la rencontre et la gloire du SEIGNEUR remplit la demeure. Moïse ne pouvait pas entrer dans la tente de la rencontre, car la nuée y demeurait, et la gloire du SEIGNEUR remplissait la demeure. » Ex 40,34-35).

2) « Toutes les nations ont vu ta gloire » (Ps 96) : le psalmiste fait là une prophétie sur l’Église par laquelle Dieu partagera et propagera son Esprit Saint. Par le baptême.

2. Prière de Jésus sur les Apôtres et pour ceux qu’ils évangéliseront (Évangile selon saint Jean chap. 17).

« Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes un : moi en eux, et toi en moi. » Jean 17,22

1) La gloire de Dieu, Jésus nous la donne. C’est l’Esprit Saint, l’Esprit de Dieu.

L’expression « Esprit Saint » que nous utilisons sans plus faire attention ne doit pas nous faire penser à un troisième dieu, comme si nous avions le Père d’un côté, le Fils d’un autre et l’Esprit Saint d’un autre encore. Nous ne sommes pas polythéistes ! « Le Père et moi sommes un » nous dit Jésus, l’unité des deux se fait dans l’Esprit Saint.

2) Il nous fait participer à l’unité en Dieu, à l’unité de Dieu.

3) L’Église vit de cette unité et cette unité entre les membres est un témoignage. Et comme dans une famille, l’unité n’est pas évidente! On a vraiment besoin de l’Esprit de Dieu.

3. La prière d’Étienne (Actes des Apôtres 7)

Il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. » Ac 7,55-56

Lapidation d’Etienne.
Église sur le lieu de sépulture de saint Etienne, à Bet Gemal, Israël.
Lieu de la maison de campagne de Gamaliel, Pharisien membre du Sanhedrin, qui aura suivi Jésus plus tard, tout comme Nicodème.

1) Étienne « voit la gloire de Dieu », et Jésus à la droite du Père. L’Esprit-Saint, le Fils et le Père. Il voit en quelque sorte la Trinité. Bienheureux est-il!

2) Il est rendu capable non seulement de prêcher (cf. la prédication d’Étienne avant sa lapidation) mais aussi de prier :

– une prière d’abandon d’abord : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. » reprenant l’attitude de Jésus sur la croix juste avant de remettre son dernier souffle : « Alors, Jésus poussa un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Et après avoir dit cela, il expira. » (Lc 23,46) Saint Charles de Foucauld a lui aussi mis ces mots en prière : « Mon Père, mon Père, je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira. »

– Et une prière d’intercession ensuite : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Tout comme Jésus sur la croix a pardonné : « Jésus disait : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » Puis, ils partagèrent ses vêtements et les tirèrent au sort. » (Lc 23,34) Le Bienheureux frère Christian de Chergé, moine à Tibhirine en Algérie écrivait ainsi son testament : « Et toi aussi, l’ami de la dernière minute, qui n’auras pas su ce que tu faisais, oui, pour toi aussi je le veux, ce MERCI, et cet « A-DIEU » envisagé pour toi. Et qu’il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux, en paradis, s’il plaît à Dieu, notre Père à tous deux. »

4. La prière de l’Église (Apocalypse 22)

« L’Esprit et l’Épouse disent : « Viens ! » »

1) Vous trouvez l’entrée dans le livre de l’Apocalypse quelque peu ardue ? Comme je vous comprends ! Pour y entrer, je vous propose d’accueillir le livre de l’Apocalypse comme « une grande liturgie » (expression de Scott Hahn). Nous sommes en train de vivre une liturgie. L’Apocalypse est une « grande liturgie ».

Je vous propose de voir le livre de l’Apocalypse également comme une histoire d’amour. Une histoire qui a cependant pour cadre le monde présent, le monde d’aujourd’hui avec son lots de tumultes. Il nous est présenté l’époux : « le Christ », « l’Agneau, « le Sauveur », « l’Alpha et Omega ». Il est maître de l’histoire et du cosmos (cf. la prière d’Israël).

L’Apocalypse présente l’Église comme l’épouse, rendue belle par l’époux. L’Épouse désire la venue de son époux, comme dans le Cantique des Cantique : « Viens ». (Ct 7,11-12a « Je suis à mon bien-aimé : vers moi, monte son désir. Viens, mon bien-aimé. »

2) La prière de l’Épouse et son désir qu’il vienne sont inspirés par l’Esprit-Saint, l’Esprit de l’Époux. L’Esprit-Saint suscite le désir de l’union, de la communion.

C’est cet Esprit que Jésus a donné à ses apôtres et à ceux qui écoutent la parole, qui la gardent et qui croient au nom de Jésus. L’Esprit, c’est « la gloire » que Jésus leur a donnée.

Jésus vient et nous lui demandons de hâter ce jour.

En conclusion

En conclusion, nous entendrons dans la prière eucharistique III dans quelques instants :

« Quand nous serons nourris de son Corps et de son Sang, et remplis de l’Esprit Saint, accorde-nous d’être un seul corps et un seul esprit dans le Christ. »

C’est l’actualisation des quatre prières, celle d’Israël, celle de Jésus, celle d’Étienne, et celle de l’Église, la notre donc: « Viens Esprit-Saint ! »

Références bibliques

Ac 7, 55-60 Il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu..

Ps 96 (97), 1-2b, 6.7c, 9 Les cieux ont proclamé sa justice, et tous les peuples ont vu sa gloire.

Ap 22, 12-14.16-17.20 L’Esprit et l’Épouse disent : « Viens ! »

Jn 17, 20-26 Je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire

Un Agneau et des brebis… un drôle de bestiaire évangélique… Homélie du 4ème dimanche de Pâques

Ab Paul, le 8 mai 2022, Bet Gemal (Israël), Monastère des Sœurs de Bethléem, de l’Assomption de la Vierge Marie et de saint Bruno.

Abside de la basilique Saint Côme et saint Damien, détail du Christ Agneau sur la source de la vie se déployant en quatre fleuves représentant entre autres les quatre évangiles.
Abside de la basilique Saint Côme et saint Damien,
détail du Christ Agneau sur la source de la vie se déployant en quatre fleuves
représentant entre autres les quatre évangiles.

Un agneau et des brebis. Le bestiaire biblique paraît bien fragile. Un Agneau pour guider des brebis ! Nous aurons tout vu ! Je rappelle, pour les plus citadins d’entre nous, que l’agneau est un mâle de moins d’un an, issu d’une brebis et d’un bélier. Un Agneau pour guider des brebis, donc. Et il faut voir les brebis ! Toutes bigarrées, « un troupeau immense que nul ne pouvait dénombrer »(Ap 7,9), venant de cheptels si différents : Tient regardez là : « des Juifs et des convertis qui adorent le Dieu unique d’Antioche de Piside » (Ac 13,43), et là des disciples de la première heure, et ici : « des païens »d’Asie Mineure qui n’en crurent pas leurs yeux ! et qui bêlèrent « de joie »en entendant la bonne nouvelle. Quelle bonne nouvelle ?!

Leur pasteur s’est fait agneau, … pour ne faire qu’un avec eux, qu’un avec le troupeau, avec son troupeau. Isaïe le dit :

« Nous tous, comme du petit bétail, nous étions errants, nous nous tournions chacun vers son chemin, et le Seigneur a fait retomber sur lui la perversité de nous tous. »

Isaïe 53,6

Et encore:

« Ayant payé de sa personne, il verra une descendance, il sera comblé de jours ; sitôt connu, juste, il dispensera la justice, lui, mon Serviteur, au profit des foules, du fait que lui-même supporte leurs perversités. »

Isaïe 53,11

Le pasteur, s’est fait l’un de nous, le plus petit d’entre nous, un agneau est en effet une petite brebis ; « L’un de nous » pour reprendre le titre d’une fédération européenne d’associations unies pour la vie et la dignité humaine dont la fondation Jérôme Lejeune. Ils sont pour la défense des brebis de la naissance à la fin naturelle.

L’un de nous disais-je… mais pourquoi ? Et surtout pour quoi ?

1. Pourquoi ?… Parce qu’il nous aime. C’est simple, c’est vrai, c’est bon, … c’est beau, quoi !

« Car ainsi parle le Seigneur Dieu : Je viens chercher moi-même mon troupeau pour en prendre soin. »

Ézéchiel 34,11

2. Mais Pour Quoi ?

Pour nous conduire, pour que nous le suivions,

pour recevoir de lui la vie éternelle, pour ne pas mourir en fin de compte.

Pour être auprès de celui qui nous délivre du loup.

Car le loup a essayé de le manger, mais il s’est cassé les dents, il est tombé sur un os, il en est mort ! Et il ne laisse plus que l’ombre de lui-même planer sur des âmes peureuses. Avec l’Agneau pour Berger, point de crainte ! Ô loup où est ta victoire ? Ô bête immonde, où est ton aiguillon ? (1Co 15,55)

Comment a-t-il fait l’Agneau pour terrasser le loup en cette salutaire indigestion ?

Le Père. L’autorité et la puissance du Père.

L’Agneau était en fait un Lion, mais le loup ne l’avait pas vraiment compris. [Lion de la tribu de Juda, descendant de David en Ap 5,5]

Il a cherché à le comprendre, il l’a peut-être entrevue, « Tu es le Saint de Dieu »proclamait-il à travers la voix d’un pauvre bougre possédé par un démon. (Mc 1,24 ; Lc 4,34) « Tais-toi »répondait Jésus ! Non parce que le démon avait tort, mais parce qu’il proférait un mystère divin de manière tordue. Sans foi ni loi. Un brigand en sommes !

L’Agneau était un Lion, donc.

Parce que la puissance du Père était en lui. Parce que le Père et le Fils sont Uns.

Ainsi, si le Père et le Fils sont uns, et que le Fils s’est fait l’un de nous, c’est pour que nous soyons dans cette unité du Fils et du Père. C’est la raison la plus fondamentale de la venue du Fils.

Quand le Père voit son Fils, Il te voit. Il nous voit… et il nous aime.

Nous vous annonçons la vie éternelle, qui était tournée vers le Père et s’est manifestée à nous –, ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Et notre communion est communion avec le Père et avec son Fils Jésus Christ.

Première lettre de Jean 1,2-3

Ainsi sur notre route à la suite de l’agneau, peuvent approcher des ombres du loup déjà vaincu, des loups blancs ; des loup déguisés en berger; des brebis galeuses… heu jalouses… qui ne reconnaissent pas (encore) la voix du bon Pasteur; nous pouvons également parfois ralentir le pas. Mais nous savons, oui nous savons que le Père nous voit en voyant son Fils, et qu’il nous aime. Qu’il m’aime.

Le pasteur ? Que fait-il si nous ralentissons le pas ? Il ralentit, il vient nous chercher quand nous sommes tombés dans un ravin. Le trou était recouvert de fougères et nous ne l’avions pas vu. Il vient nous chercher.

Nous nous sommes égarés par curiosité pour des pâturages plus vert ailleurs, car on dit que l’herbe est plus verte ailleurs ? ?

Et bien ! le « beau berger, ὁ ποιμὴν ὁ καλὸς, » vient nous rechercher et nous attrape avec patience et délicatesse avec la houlette de sa miséricorde, avec sa houlette de pasteur, sa crosse épiscopale (l’épiscope est le gardien). Et nous réintroduit dans la marche du troupeau.

« Car vous étiez égarés comme des brebis, mais maintenant vous vous êtes tournés vers le berger et le gardien de vos âmes.

Première lettre de Pierre 2,25

Tout au long du chemin, comme aussi de manière plus excellente encore au bout du chemin, le bon berger nous mène auprès des eaux de la vie, pour boire, pour s’abreuver.

Ces eaux de la vie sont les évangiles comme le peignent les mosaïques romaines avec les quatre fleuves qui coule au pied de l’arbre de vie.

 Ce sont les eaux du baptême qui lavent le troupeau de ses salissures du chemin et des morsures des bêtes sauvages.

 Les eaux de la vie sont les sacrements.

Les eaux de la vie sont la charité,

l’amour du Père pour le Fils,

qui est l’amour du Père pour nous,

qui rejaillit en amour et révérence les uns pour les autres.

AMEN

« Si je t’oublie Jérusalem… » Histoire de la ville devenue « Sainte »

Ab Paul, Jérusalem, le 23 février 2022.

L’émission de France Culture « Le cours de l’histoire » des 21 au 24 février 2022, propose de reparcourir l’histoire de Jérusalem.

Une émission en quatre parties à écouter sur https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-l-histoire/la-jerusalem-biblique-naissance-d-une-ville-sainte.

Épisode 1 : La Jérusalem biblique, naissance d’une ville sainte

Épisode 2 : De Godefroy de Bouillon à Saladin, le royaume franc de Jérusalem

Épisode 3 : Le quartier maghrébin de Jérusalem, mille ans de coexistence religieuse

Épisode 4 : La guerre des Six Jours, Jérusalem dans la tourmente

Bible project – la Bible en films d’animation

Vous avez aimé la Bible en BD? Vous aimerez ces vidéo de film d’animation pour entrer dans les récits bibliques et réalisées par les équipes du « bibleproject » : https://bibleproject.com/francais/Page youtube des vidéos

Dans cet article, j’ai voulu rassembler ces vidéos grâces aux listes de lecture d’Open Project.

Comment lire la Bible?

Liste de lecture des épisodes « Comment lire la Bible? »

Clés thématiques

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Guide de lecture pour la liturgie de la Parole de la Vigile Pascale

Guide réalisé le Samedi Saint 3 avril 2021, pour un office avec des lectures de la Vigile Pascale, à 15h, à la paroisse La-Croix-Saint-Pierre (Cantal). (Nous n’auront pas eu de vigile pascale cette année, mais un temps d’écoute de la Parole de Dieu.)

Cette année, nous écouterons le premier récit de création (Genèse 1,1-2,2), auquel nous répondrons par le psaume Bénis le Seigneur ô mon âme ; Seigneur mon Dieu tu es si grand (Ps 103), 2) le récit du passage de la mer des roseaux (Ex 14 15-15,1a), auquel nous répondrons par le Cantique de l’Exode (Ex 15), la déclaration d’amour et de fidélité du Dieu époux et sauveur à Jérusalem malheureuse et effrayée (Is 54,5-14), à laquelle nous répondrons par le psaume Quand j’ai crié vers toi, Seigneur, mon Dieu, tu m’as guérit (Ps 29), l’exhortation à recevoir les dons gratuit et abondant de Dieu qui s’engage envers nous par une alliance éternelle (Is 55,1-11), à laquelle nous répondrons par le Cantique d’Isaïe Voici le Dieu qui me sauve : j’ai confiance je n’ai plus de crainte (Is 12), l’invitation à se retourner vers La Sagesse, identifiée avec la Loi, laquelle « est apparue sur la terre et a vécu parmi les hommes » (Ba, 9-15.32-4,4), nous répondrons à cette invitation en chantant le psaume La Loi du Seigneur est parfaite qui redonne vie (Ps 18b). A l’issue de ces lectures de l’Ancien Testament, nous écouterons l’évangile selon saint Marc (16,1-8) qui se conclu par le silence des femmes qui allèrent au tombeau, « car elles avaient peur ».

Toutes les lectures sont disponibles sur le site aelf.org.

Pourquoi écouter ces lectures ? Une prière qui suit un des psaumes de la Vigile Pascale dit : « Seigneur notre Dieu, tu veux nous former à célébrer le mystère pascal en nous faisant écouter l’Ancien et le Nouveau Testament ; ouvre nos cœurs à l’intelligence de ta miséricorde : ainsi la conscience des grâces déjà reçues affermira en nous l’espérance des biens à venir. » Il s’agit donc d’une formation, une formation en accéléré, pas donnée par n’importe qui, par Dieu ! Une formation pour célébrer le mystère Pascal, c’est-à-dire célébrer la miséricorde de Dieu qui passe par ces évènements vécus par le peuple d’Israël, et ceux vécus par Jésus-Christ ainsi que par ses disciples. En relisant le ‘Premier Testament’, nous reprenons conscience des grâces reçues, des merveilles que Dieu a faites par le passé. La gratitude fait grandir l’espérance. Le regard vers un passé visité par Dieu « affermira en nous l’espérance » d’un futur aussi visité par Dieu. Dans le mur de la mort, Jésus-Christ a ouvert un passage ; il a pris par la main les justes qui attendaient dans les enfers et les a conduits dans le paradis. Célébrer le mystère Pascal, c’est laisser le Christ devenir notre lampe torche intérieure. Et nous pourrons à notre tour annoncer aux personnes que l’on rencontre que le Christ veut être aussi leur lampe torche intérieure. C’est ça le salut, le passage des ténèbres à la lumière, de l’Egypte à la Terre promise, de l’humiliation à la gloire, de l’orgueil à l’humilité, de la mort à la vie, de la haine au pardon, de la désobéissance à l’obéissance, d’Adam au Christ.

    49. Dans le contexte de la liturgie de ce soir, à travers ces lectures, l’Église nous amène à leur apogée avec le récit évangélique de la Résurrection du Seigneur. Nous sommes plongés dans le flux de l’histoire du salut à travers les sacrements d’initiation célébrés dans cette Veillée, comme nous le rappelle le beau passage de Paul sur le baptême.

   Les liens entre la création et la nouvelle vie en Christ sont très clairs cette nuit-là, entre l’exode historique et l’exode définitif du Mystère pascal de Jésus, auquel tous les fidèles participent par le baptême, entre les promesses des prophètes et leur réalisation dans les mystères liturgiques célébrés.

50. Les prières (ou « oraisons ») qui suivent chaque lecture aident à comprendre les liens entre les thèmes de l’Ancien Testament et leur accomplissement dans le Mystère pascal du Christ. Elles expriment, avec simplicité et clarté, le sens christologique et sacramentel profond des textes de l’Ancien Testament, puisqu’ils parlent de création, de sacrifice, d’exode, de baptême, de miséricorde de Dieu, d’alliance éternelle, de lavage du péché, de rédemption et de vie en Christ.

Directoire sur l’homilétique, n°49 et 50,
de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, 2015.

Genèse 1, 1 – 2, 2 : « Au commencement, Dieu créa… »

  Au VIème s. avant J.-C, les juifs firent l’expérience douloureuse de l’exil, ils le vécurent comme une sorte de dé-création, ainsi que l’exprime Jérémie : « J’ai regardé la terre : un chaos ; les cieux : leur lumière a disparu. » (Jr 4,31) A Babylone, entre 587 et 537, ils furent au contact des récits fondateurs mésopotamiens dont l’Enuma Elish auquel notre récit emprunte certains traits. En rentrant d’exil, après 537, le peuple fera l’expérience d’une sorte de recréation, de salut, et manifestera dans les récits de la Genèse le désir de comprendre sa propre destinée.

  La Vigile Pascale est imprégnée du thème de la lumière, car à la suite de la tradition juive nous célébrons quatre nuits : la nuit de la création où la Parole de Dieu jaillir la lumière (Gn 1), la nuit d’Abraham qui se voit lier son fils pour l’offrir « sur l’autel » (Gn 22), la nuit de la Pâque en Egypte (Ex 11,4 ;12,29) et enfin la nuit du salut eschatologique et messianique. Les lectures des prophètes (Is 54, Is 55 et Ez 36) et de la sagesse (Ba 3) nous conduise progressivement à cette quatrième nuit. « Que la lumière soit ! Et la lumière fut. »

Ps 103 (104) « Bénis le Seigneur, ô mon âme. Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! »

  Les psaumes et les cantiques sont notre réponse aux lectures écoutées, ils constituent une respiration poétique. La poésie hébraïque balance sur deux pieds, chaque expression est reformulée, amplifiée ou précisée une deuxième fois, en parallèle.

Paul Valéry disait : « Le lyrisme est le développement d’une exclamation. » Nous pouvons ainsi chercher dans chaque psaume ou cantique, quelle exclamation le psalmiste nous invite à faire nôtre.

Dans ce psaume, quelle image nous touchera ? La lumière comme un manteau que revêt le Seigneur, les images champêtres, le désir de bénir et de louer le Seigneur ?

Exode 14, 15 – 15, 1a : « En ces jours-là, le Seigneur dit à Moïse… »

La troisième nuit est celle du passage de l’esclavage en Egypte à la liberté ; acculés à la mer des roseaux, Moïse doit faire confiance, le miracle est possible. Devant nos impasses, nous devons nous aussi faire confiance. Le texte que nous écoutons nous offre deux récits différents, enchevêtrés : le premier décrit l’assèchement de la mer, les Egyptiens si embourbent puis se noient, les Israelites eux n’ont pas bougés et découvre au matin la puissance de Dieu. Le second récit décrit le miracle comme une séparation des eaux à travers lesquelles Israël passe à pied sec, les Egyptiens se retrouveront submergés ensuite. A la base, il y a un fait historique, celui-ci est relu et approfondi pour en lire un message théologique et existentiel.

Qu’est-ce que cela me dit sur Dieu et sur moi-même ? Les hébreux passent de la peur à la crainte respectueuse de Dieu, passe de l’angoisse de la mort à la confiance renouvelée en leur Dieu et leur guide, Moïse. Les disciples de Jésus passeront de la peur à l’audace de l’Evangile. Et nous ?

Cantique de l’Exode (Ex 15)

La Bible elle-même nous montre ici une alternance entre le récit et la réponse poétique du peuple. Nous enchaînons ce cantique sans finir la lecture précédente par « Parole du Seigneur », à la suite des Juifs qui, d’âges en âges, ont chanté ce chant d’exultation et d’espérance – « Le Seigneur règnera pour toujours ». L’action du Seigneur est décrite à travers la métaphore guerrière courante dans la Bible. Le Seigneur accompagne son peuple et le sauve de ses ennemis. Jésus-Christ est l’Emmanuel, « Dieu-avec-nous » et nous sauve de nos ennemis, les démons et la mort.

Isaïe 54, 5-14 : « Parole du Seigneur adressée à Jérusalem… »

Il y a beaucoup de déclarations d’amour de Dieu à son peuple dans la Bible. Goûtons à ces mots : « Ton époux, c’est Celui qui t’a faite, son nom est « Le Seigneur de l’univers ». […] Dans mon éternelle fidélité, je te montre ma tendresse. » Ce texte prophétique écrit probablement après le retour à Jérusalem après l’exil à Babylone (après 537), outre la mention du déluge, emploie la métaphore sponsale, de l’époux et de l’épouse, et la métaphore de la ville, ville qui désigne tout le peuple. Ce lien entre la ville de Jérusalem et le Dieu d’Israël est nourri par un genre littéraire du proche orient ancien polythéiste :  chaque ville avait sa divinité protectrice ; et lorsque les dieux décidaient de détruire une ville, croyait-on, ils emportaient la divinité protectrice au loin, pleurant, se lamentant ; la ville abandonnée pouvait être ainsi détruite. (cf. Lm 5, 20) Seul le retour de la divinité permettait la reconstruction.

Psaume 29 (30) Quand j’ai crié vers toi, Seigneur, mon Dieu, tu m’as guéri.

Au prophète qui dit « Quand ma colère a débordé, un instant je t’avais caché ma face » (Is 54,8), le psalmiste répond : Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté toute la vie ». Il y a, dans la Bible, disproportion entre la colère momentanée et la grâce éternelle. Le psalmiste, qui fait l’expérience de la souffrance, en constate le caractère limité et transitoire respectivement à la joie forte du salut.

Isaïe 55, 1-11 : « Ainsi parle le Seigneur : Vous tous qui avez soif… »

Le thème de l’eau, de l’alliance et de la Parole de Dieu sont centraux dans ce passage. La liturgie nous invite à voir en Jésus la source d’eau vive qui nous renouvelle et nous abreuve par le sacrement du baptême ; Jésus est le médiateur d’une alliance éternelle ; Jésus est La Parole qui « ne reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission. » La mission du Seigneur : nous sauver, et rétablir la ressemblance entre l’homme et son créateur.

Cantique d’Isaïe 12

Ce cantique exprime précisément ce que nous sommes en train de vivre : « Annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! […] Jubilez, criez de joie, car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël »

Baruc 3, 9-15. 32 – 4, 4 : « Écoute, Israël, les commandements de vie… »

Nous écoutons à présent un livre qui fait partie de la Bible catholique, un livre dit « deutéro-canonique », écrit au IIème s. av. J.-C. Baruch place son récit au temps de l’exil à Babylone, et son but est d’aider les Juifs de la diaspora à vivre pleinement leur foi sans s’éloigner de la Loi (la Torah). L’abandon de la Loi, la désobéissance à Dieu provoque, selon l’auteur, la situation dramatique qu’ils vivent. Jésus est Sagesse de Dieu, lumière et vie de l’humanité, demandons-Lui de nous aider à nous conformer à son humilité et à son amour.

Psaume 18b (19) « La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie »

Le psalmiste fait l’éloge de la Loi qui est « plus désirable que l’or, qu’une masse d’or fin, plus savoureuses que le miel qui coule des rayons. » Il nous invite à passer d’une compréhension intellectuelle de la Loi à une expérience sensitive. De même que l’on « goûte » la Parole de Dieu.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (16,1-8)

Le chapitre final de l’évangile selon Marc, disciple proche de saint Pierre lors de sa période à Rome, comprend deux parties, une attribuée à Marc (16,1-8) et la seconde (16,9-20) ajoutée dans un second temps. La finale de Marc se terminait en effet par la stupeur et la peur des femmes qui se rendirent au tombeau. La seconde partie s’inspire clairement des autres évangiles qui ne laissent pas l’auditeur sur sa faim. Marc ne cache pas la difficulté qu’ont eut les disciples à la découverte du tombeau vide. Nous-mêmes avons parfois du mal à faire confiance, à croire, à espérer. Pourtant, le tombeau est vraiment vide. Le Seigneur est vivant. Dans la nuit, une lumière s’est levée.

Bibliographie

Ska, J.-L., «Genèse 1-11 : un texte sacerdotal et ses compléments.», dans M. Gilbert – J.L. Ska, Le chantier du Pentateuque, Bruxelles 2016, 29-53.

Sonnet, J., La Bibbia si apre a Pasqua. Il lezionario sulla Veglia pasquale: storia, esegesi, liturgia, Cinisello Balsamo; Roma 1 février 2016.

Ab Paul

Une nouvelle chronique biblique

Chers amis,

dans le désir de vous partager quelques trésors de la Parole de Dieu que mes cours ou que la liturgie me donnent de découvrir, je mettrai régulièrement sur la page, La Bible Open source… de vie! – Petites chroniques bibliques, des vidéos. Le format pourra varier selon les sujets.

Cela se veut sans prétention, une manière simple de partager à partir de la Parole de Dieu, laquelle est inépuisable et toujours surprenante.

Découvrez sans plus attendre la première chronique sur l’âne et le boeuf en cliquant sur l’image :

Une nouvelle année…liturgique

Ce dimanche 29 novembre 2020, nous commençons une nouvelle année! Pour les catholiques l’année démarre en effet au premier dimanche de l’Avent. Quatre dimanches, nous conduirons ainsi à Noël.

Temps d’attente,  attente de la venue de Jésus à la fin des temps. Temps de veille,  veille attentive, pour être prompt à recevoir notre Sauveur, prompt aussi à repousser les attaques de l’adversaire, du démon, qui cherche à nous endormir.

Ce temps d’attente est aussi un temps de joie. La liturgie l’exprime par la couleur que portent les prêtres et les diacres lors des célébrations eucharistiques de cette période : en effet, ils revêtent l’étole et la chasuble violette, signe de l’attente et de l’appel à la conversion. Et le 3e dimanche de l’Avent, ils revêtent la couleur rose, signe de la joie que le Christ fait grandir en nous. « […]Que ma joie soit en vous pour que votre joie soit parfaite » dit Jésus (Jn 15).

Nous avons donc conclu l’année A où nous lisions plus particulièrement l’Évangile selon saint Matthieu lors des dimanches. Nous entamons l’année B qui nous feras entendre l’Évangile selon saint Marc. Savez-vous que l’Évangile selon saint Marc peut se lire en deux petites heures ?  Cela vaut la peine de le lire d’une traite.

Sur la vidéo qui suit, après un chant qui vous prépare à l’écoute de la Parole de vie, vous pourrez entendre l’évangile du 1er dimanche de l’Avent, Mc 13,33-37 :  « ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez! »

Marc 13.33–37 (TOB): 33 «Prenez garde, restez éveillés, car vous ne savez pas quand ce sera le moment. 34 C’est comme un homme qui part en voyage: il a laissé sa maison, confié à ses serviteurs l’autorité, à chacun sa tâche, et il a donné au portier l’ordre de veiller. 35 Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison va venir, le soir ou au milieu de la nuit, au chant du coq ou le matin, 36 de peur qu’il n’arrive à l’improviste et ne vous trouve en train de dormir. 37 Ce que je vous dis, je le dis à tous: veillez.»

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