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Catégorie : Bible

Livret Rencontres Carême Année A

Le Carême est l’occasion de booster sa vie chrétienne. Prendre du temps pour rencontrer d’autres chrétiens, prier ensemble, partager autour de la Parole de Dieu, se porter les uns les autres, voilà une bonne occasion le faire.

Carême 2026 – Paroisse St Géraud d’Aurillac

Nous proposons en paroisse de partager en équipe autour des Évangiles du dimanche de carême de l’année A qui sont particulièrement dédiés aux personnes qui se préparent à recevoir le baptême à Pâques.

Les tentations de Jésus au désert, la Transfiguration, la Samaritaine (l’eau), l’aveugle-né (la lumière), la résurrection de Lazare, et en bonus l’apparition de Jésus ressuscité au bord du lac de Tibériade. De quoi nourrir au moins 6 rencontres.

Sur cette page vous trouverez le livret d’accompagnement ainsi que des ressources en plus.

Ressources pour la prière

Choix de quelques chants de louange et d’invocation à l’Esprit-Saint

Évangiles pour les rencontres

Le mieux est d’utiliser une Bible en papier. Au cas où voici les liens en ligne sur le site à connaître, AELF (Bible en version liturgique en accès libre par livre ou pour la messe & prières de la liturgie des heures) :

Déroulé des rencontres

15’ Temps d’accueil et de convivialité (selon l’heure du jour, un café, des gâteaux, un apéro). Échange des nouvelles.
5’ Temps de prière :
– signe de croix
– un chant (avec un smartphone si besoin cf. la page internet du parcours)
– Notre Père,
– intentions de prière notamment pour la rencontre de ce jour, invoquant l’Esprit Saint pour qu’il éclaire le cœur et les pensées
– un Je Vous salue Marie pour se confier à celle qui a su accueillir la Parole et y répondre.
– signe de croix
5’ Lecture du texte en entier à haute voix suivi d’un moment de silence
15’ Échange sur la compréhension du texte (Questions pour aider)
5’ Lecture des mots-clés
5’ Lecture éventuelle du commentaire
20’ Échange à l’aide des questions pour le partage et l’appropriation
5’ Décider d’une date pour la prochaine rencontre
5’ Prière de conclusion

– signe de croix
– on peut chacun dire à haute voix une parole retenue soit du texte biblique soit dite par l’un ou l’autre lors du partage.
– actions de grâce libres à haute voix pour le partage
– prière pour les vocation du diocèse de Saint-Flour
– signe de croix

Autres méthodologies possibles
Une méthode passe-partout : Les sept pas pour lire la Bible
Boite à outils pour accompagner le partage d’un texte

Guide pour lire les textes bibliques
  • Lorsque qu’on lit « Yahvé », on prononce « Le Seigneur ».
  • Repérer où le passage se situe dans l’ensemble de l’évangile, quel est le passage précédent et le passage suivant (lire seulement les titres suffit)
  • Repérer les étapes du textes.
  • Essayer de lire sans trop d’a priori, de préconception. Les échanges et les commentaires aident à cela.
  • Les échanges sur la compréhension de base du texte sont parfois déjà très nourrissant.
  • Les éclairages que donnent l’Ancien Testament sont importants car les évangélistes s’y réfèrent constamment. Ancien et Nouveau Testaments sont des clés de lecture l’un de l’autre, dans les deux sens.
  • Les textes bibliques transmettent la Parole vivante de Dieu pour aujourd’hui, nourrissante pour chacun dans sa propre histoire et personnalité. Ces rencontres sont l’occasion de le (re-)découvrir
Ressources bibliographiques

Excellentes Vidéos de Bibleproject (par des chrétiens évangéliques) pour comprendre le mouvement et la cohérence de l’évangile selon saint Matthieu et selon saint Jean :

Une version inédite 2024 des quatre évangiles traduit à partir de textes en araméen (plus précisément, en syriaque). Des notes précises et pertinentes, des tableaux utiles pour approfondir.

Le mot à mot en français à partir de l’original grec sur bible-tutoriel.com fait par un prêtre français.

Dictionnaire Jésus, 2021 : une mine d’or issu d’un travail collectif d’annotation de la Bible coordonné par l’École Biblique et Archéologique de Jérusalem.

Les cahiers Evangile pour approfondir la Bible sur des thèmes particuliers dans un langage accessible au grand public.

Ce site internet abpaul.fr qui recense d’autres ressources bibliques.

Écouter sur les plateformes de musique la Bible en audio.

Pourquoi ne pas prononcer « Yahvé » mais « le Seigneur » dans la tradition catholique ? https://fr.zenit.org/2008/10/24/il-ne-faut-plus-dire-yavhe-le-synode-adopte-cette-disposition/ Texte officiel du Magistère de 2001 : Liturgiam Authenticam §41.c.

Parcours biblique Evangile selon saint Luc et Actes des Apôtres

Vous trouverez ci-dessous des séances d’études de l’œuvre de saint Luc, tome 1 l’évangile, tome 2 les Actes des Apôtres.

J’ai réalisé ce parcours pour un groupe d’étude biblique de la paroisse saint-Géraud d’Aurillac en 2023-2024.

Ces documents sont réutilisables et modifiables. Merci cependant de toujours citer les sources pour ne pas faire de plagiat. Toutes les citations ont leur référence bibliographique en note de bas de page et en bibliographie.

Bible et violence

Le lecteur contemporain de la Bible pourrait buter sur la violence qu’il peut lire dans de nombreux passages bibliques, que cela soit dans l’Ancien ou dans le Nouveau Testament.

Cela ne doit pas décourager le lecteur mais aiguiser plutôt son désir de comprendre.

Quatre éléments de solutions

  • Premièrement, accepter une distance entre le texte et moi, en mesurant la distance qui sépare notre mentalité de la mentalité des anciens, nous invitant ainsi à ne pas plaquer de jugement hâtif et moralisateur sur des textes d’une époque lointaine.
  • Deuxièmement, saisir les différences dans l’approche de l’histoire. La manière de faire de l’histoire aujourd’hui n’est pas celle d’il y a cent ans et encore moins d’il y a trois mille ans. La notion d’histoire est complexe. De même la notion de vérité historique. Attention à ne pas prendre tout au pied de la lettre, dans une lecture fondamentaliste. L’autre extrême est de n’y voir que des mythes. Il y a de nombreuses nuances entre ces deux extrêmes.

Pour ces deux premiers points, je vous invite à lire cette conférence donnée par Jean-Louis Ska aux catéchistes d’Avignon en 2006 : https://www.catechese.diocese-avignon.fr/Les-enigmes-de-l-Ancien-Testament-Jean-Louis-Ska.html

  • Troisièmement, nous pouvons réaliser que la violence fait partie de toute vie humaine, la nôtre en particulier. Cette violence n’est pas cachée dans la Bible. Dieu s’y confronte. Il accepte même que les hommes lui attribue de la violence. Il patientera jusqu’à ce que Jésus-Christ lui-même subisse cette violence. Il renversera la logique humaine. « Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent » Mt 5,44
  • Quatrièmement, je vous invite à lire des articles, des essais, voire des livres, sur la question.

Extraits de Soeur Jeanne d’Arc, André Wénin et de Paul Beauchamp

Sœur Jeanne d’Arc, o.p., Chemins à travers la Bible, Desclée de Brouwer, 1993, p.44.

« Nous croyons que la Bible est tout entière inspirée. Mais cela ne veut pas dire que chaque verset contient une révélation! La confusion entre ces deux notions [inspiration et révélation, ndlr] a été la cause de beaucoup de difficultés qu’on a pu éprouver en se lançant dans une lecture de la Bible sans les bases nécessaires! On butait sur tant d’histoires scandaleuses ou de proverbes terre à terre. « Si c’est cela la Parole de Dieu! »

On aurait voulu y trouver à chaque ligne un enseignement, une leçon, au moins un modèle à contempler: quelque chose de révélé, une vérité divine.

Or la Bible contient bien des révélations fulgurantes : « Au commencement Dieu créa…3 (Gn 1,1). « Le verbe s’est fait chair… » (Jn 1,14). « Nous devenons participants de la nature divine… » (2P1,4). Mais des parties entières n’apportent qu’une lumière tamisée, ou seulement tout l’enveloppement historique, juridique, moral, sociologique, de la lumière. Elle n’est pas un condensé de vérités et de préceptes, un catéchisme énoncé de la part du Seigneur, mais tout le mémorial de ses merveilles et de la longue pédagogie. »


Wénin, A., «L’homme et Dieu face à la violence dans la Bible», Revue Projet 281 (2004) 58-59. https://www.cairn.info/revue-projet-2004-4-page-58.htm

« S’il y a tant de violence dans la Bible, c’est peut-être le signe que, dans son souci de dire Dieu et son alliance avec les humains, elle ne passe pas à côté de ce qui marque profondément l’existence humaine, individuellement et collectivement, en particulier la violence.

Mais au fond, peut-être cette image de la Bible dérange-t-elle. La question nous est en quelque sorte retournée : il ne s’agit plus de savoir pourquoi la Bible est violente, mais pourquoi nous résistons à être renvoyés par elle à la violence qui affecte la vie, la violence dont nous avons été ou sommes victimes, et celle que nous produisons, peut-être sans nous en rendre compte, celle qui nous entoure et qui nous laisse si souvent aveugles, démunis, impuissants.

La Bible n’offre pas un message « clé en main ». Elle attend des lecteurs actifs, prêts à mettre toute leur intelligence au service de l’émergence d’un sens qui soit à la fois celui du texte et le leur, individuellement et communautairement. Sur ce point, le monde chrétien aurait avantage à se mettre à l’école des Juifs et de leur pratique de la lecture, toujours dialogale, de la Bible. Chaque lecteur est responsable de faire émerger de sa confrontation avec le texte, un sens qui manquera s’il faillit à cette tâche. »


Beauchamp, P., «La violence dans la Bible», Etudes (1999) 496. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k442167b/f4.item

« Ainsi l’histoire de notre Bible va-t-elle des violences exercées du temps des juges et de Josué jusqu’à la violence extrême subie par le Messie d’Israël. Dans une première analyse; la Bible décrit cet arc de cercle entre deux contraires, mais toujours dans la violence. De la violence exercée à la violence subie, il s’agit d’un retournement, dont nous retiendrons surtout qu’il va d’un extrême à l’autre. Et c’est cela qui est la constante : l’excès. L’excès d’hostilité ne trouve de bonne réponse que dans l’excès d’amour. Ne peut-on dire qu’il y a une seule violence, une violence de perversion et une violence de conversion ? p.483.

En donnant mission à l’homme d’après le déluge, à Noé, d’être « l’effroi » des animaux, Dieu endosse en quelque sorte, entérine, notre violence. Dieu nous a accompagnés en se prêtant à l’image que nos yeux se faisaient de lui : il a pris pour les hommes restés violents le langage et l’image qu’ils pouvaient recevoir; il pratiquait cette douceur, de revêtir lui-même ainsi notre violence en attendant qu’il en soit victime dans la chair de son Fils jusqu’à la mort. Après l’image d’une force, il prenait l’image d’une faiblesse, mais ce sont deux images, alors que la vérité est ce qui nous délivre, par la traversée de l’histoire, des images contraires. Il y a des images de la violence, il y a des images de la faiblesse, mais il n’y a pas d’image de l’amour. Jésus inaugure une ère nouvelle; il nous libère. Mais insistons, pour finir, sur le caractère redoutable de cette liberté. » p.496


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